mardi 3 avril 2012

Le petit guide de survie pour supporter sa coupe de cheveux pourrie

Voilà maintenant 1 mois et des brouettes que le carnage capillaire chez le coiffeur a eu lieu. Je t'en avais parlé dans cet article (d'ailleurs, je remercie toutes celles qui m'ont laissé des messages de soutien, commentaires à la fois inquiétants tant ils démontrent l'incompétence de bon nombre de coupe-tifs). Bref, 1 mois donc que je vis avec une horreur en guise de coupe de cheveux et la pilule n'est toujours pas digérée. Il y a bien eu une 15aine de jours pendant laquelle j'ai arrêté de me prendre la tête. Mais le malaise revient toujours, dès que je vois ma tronche dans un miroir (dans assez souvent je dois bien l'admettre). A tel point que l'autre jour, j'ai rêvé que je retournais au salon et que j'engueulais la coiffeuse. Jouissif.


Ok, il y a des choses plus graves dans la vie et c'est bien ce que je suis obligée de me dire pour relativiser. Donc au lieu de me lamenter sur mon sort, j'essaye de trouver les bons côtés de ce carnage. Dans ma petite tête de piaf, j'ai élaboré un pseudo guide de survie pour pouvoir supporter ma coupe de cheveux au quotidien. Autant de branches auxquelles je me raccroche pour ne pas me remettre à chouiner. Je me force vraiment à trouver des côtés positifs (parce-qu'il y en a, si si !) et l'espoir de recouvrer une chevelure décente me booste (je comprends mieux l'expression "l'espoir fait vivre" pour le coup).

Alors si tu es dans la même situation que moi (ou si, incessamment sous peu, tu vas chez le coiffeur, je ne voudrais pas porter la poisse mais on ne sait jamais), voici les petites choses qui t'aideront, comme moi, à survivre avec ta coupe de cheveux pourrie.


I will survive n°1 : Lister les aspects positifs du carnage


Parce-que des côtés positifs, il faut bien que j'en trouve pour faire face à la tête de *** que je vois dans le miroir ou sur les photos du blog.
Parmi ceux-ci, je me dis que pour le coup, tous mes cheveux morts et complètement cramés par 1 année de colo/décolo sont partis à la poubelle. Plus de fourches, plus de cheveux cassés, plus de pointes sèches.
Par conséquent, et vu la longueur ridicule de mes cheveux, je n'ai même plus besoin de faire d'après-shampoing ou de masque. Ben non, puisque je n'ai plus de longueurs. Un bon shampoing qui dure 2 minutes et c'est plié. Un sacré gain de temps et d'argent.
De même, je ne passe plus une éternité à me sécher les cheveux et à lisser mes longueurs à la brosse. Y a pas à dire, je passe moins de temps à m'occuper de ma tignasse... enfin ce qu'il en reste.


I will survive n°2 : Suivre une cure de compléments alimentaires


Comme je te l'avais dit dans cet article, j'ai entamé une énième cure de compléments alimentaires pour les cheveux.  Autant avant j'avais tendance à sauter 2 ou 3 jours de cure, autant là je ne suis pas prête d'oublier mes 2 gélules quotidiennes de Forcapil.
Parce-que même si l'efficacité de ce genre de produit reste à confirmer sur la durée, et bien ça soulage la conscience de se dire que l'on fait quelque-chose pour que les cheveux poussent un poil (c'est le cas de le dire) plus vite. Il va sans dire que j'évite de lire tous les avis négatifs sur Forcapil pour ne pas me détruire le moral.
Du coup, j'applique la méthode Coué au quotidien : je prends mes 2 gélules, ça me fait du bien, et je suis persuadée que mes cheveux ont une croissance plus rapide (alors qu'en vrai, ça ne doit pas être le cas mais chut !).


I will survive n°3 : Embellir le massacre et avoir des parts chez Accessorize


Ça a été le 1er conseil que vous, mes chères lectrices, m'ayez donné : jouer avec la coupe, apprendre à la dompter, à l'embellir (dans la mesure du possible... hum) ou tout simplement à camoufler le désastre en attendant la repousse.
Et ça a donc été mon 1er réflexe. Vu que je ne supporte pas de me voir les cheveux détachés, j'ai les cheveux constamment attachés (alors que je déteste cela au plus haut point). En 1 mois, je suis sortie 1 fois sans queue de cheval de Petit Poney miniature. Je me sentais moche...
Bref, tout ça pour dire que ça me fait une bonne occasion d'acheter headbands, serre-têtes, bijoux de tête, cheveux et tout le tralala. Ok, c'est hyper régressif mais je ne vois que cela pour enjoliver le carnage. J'ai même ressorti le lisseur (que j'avais banni il y a 1 an) et je me tâte à utiliser mes bigoudis encore tout neufs histoire de ressembler pour de bon à une mamie. Je ne suis plus à ça près il faut bien l'avouer.


I will survive n°4 : Se dire que chaque jour qui passe est un pas vers la délivrance
(c'est beau ce que j'écris non ?)


Parce-que la 1ère chose que j'aie faite (et à ne pas faire) une fois sortie de chez le coiffeur a été de compter le nombre de centimètres à regagner pour avoir une coupe de cheveux potable. Et là, le choc a été violent. Mes cheveux poussent lentement (1 cm par mois grand max). Il va donc me falloir au moins 6 mois pour avoir quelque-chose de potable.
Et finalement, je relativise et vis au jour le jour. Ma très gentille soeur m'a dit qu'il fallait très peu de temps pour qu'une coupe évolue, sans gagner pour autant une longueur de dingue. Alors je me raccroche à ça. Mes cheveux ont poussé d'1 centimètre depuis le massacre et ma coupe a déjà changé dans ma tête (mais elle est toujours moche).
Chaque jour qui passe je gagne en moyenne 0,04 centimètre de longueur. C'est rien, mais c'est déjà ça j'ai envie de dire.


I will survive n°5 : Sortir grandie de cette mauvaise expérience

Ok, j'en fais tout un pataquès de ma coupe de cheveux de merde aujourd'hui. Mais je me dis que dans quelques mois et plus, ce ne sera plus qu'une histoire ancienne. Peut-être même que j'en rirai (ou pas).
Toujours est-il que c'est un truc duquel je tire pas mal d'enseignements pour l'avenir. Haircoif ? Banni à vie. Coiffeur ? Oui, j'y retournerai sans doute (et peut-être même plus tôt que je n'oserais l'imaginer) mais pas chez n'importe-qui, quitte à y laisser un bras. 
Je me montrerai plus ferme et intransigeante. Pas de pitié pour la personne qui s'occupera de ma tignasse. Je me vois débouler dans un salon, l'air pas commode, et dire : "Je veux ça, et pas autre chose sinon ça va barder sévère."
Bon, par contre, il va falloir que je travaille un peu ma réplique. Pas grave, j'ai le temps de voir venir...


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