Celles qui me suivent sur Twitter et Facebook savent que le weekend dernier, j'ai été passer 2 jours à Paris. Habitant dans un trou paumé du Loiret, je dois dire que le contraste entre ma vie de "paysanne" et celle des citadines a été assez intense. Non seulement j'en ai pris plein les yeux, mais aussi plein les jambes (parce-que mine de rien, à Paris, il faut oublier la voiture et marcher des kilomètres), plein les oreilles (le bourdonnement perpétuel de la circulation) et le nez (les joies du métro).
Je dois avouer que lors de cette virée shopping et (re)découverte de la capitale (j'y étais déjà allée à plusieurs reprises, me cantonnant majoritairement à Bercy et au Bataclan pour les concerts ainsi que les Champs Elysées pour les magasins), j'ai été gagnée par un sentiment étrange de dégoût et d'opulence : à Paris, il y a trop de choses, trop de boutiques, trop de choix, trop de tout. Si bien que je ne savais plus sur quel pied danser, où me jeter, quoi regarder, quoi acheter. Et figure-toi qu'au final, je suis repartie bredouille. Oui, bredouille !
Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir vu de belles choses, notamment en matière de produits de beauté (ce qui nous intéresse ici).
Tout d'abord, j'ai commencé mon périple par le passage obligé au Sephora des Champs Elysées. Pour celles qui n'y ont jamais mis les pieds, je peux vous dire qu'il vaut le détour et que sa superficie équivaut sans nul doute celle de mon Super U. A chaque marque son rayon (là où dans le Sephora le plus proche de chez moi il y a un rayon pour 5 marques) et sa maquilleuse attitrée. Je n'ai jamais vu autant de vendeuses (et de vendeurs) au cm². Effrayant ! Tous les produits en édition limitée sont bien présents, en quantités astronomiques (il y avait des piles entières des palettes Too Faced qu'on ne trouve plus nulle part).
Le paradis ? Non, je dirais même que c'était l'enfer sur terre. Parce-qu'en fait, tout et rien à la fois ne m'a fait envie. Quand on me met trop de choses sous le nez, ça me fait fuir. Un conseil donc, avant de mettre un pied dans ce Sephora : avoir une liste toute faite de produits à acheter. Dans le cas contraire, fuyez !
Passage obligé chez Monoprix pour voir le rayon Essie en vrai. Je n'ai pas eu de coup de coeur, il faut dire que j'aurais bien tout acheté. J'ai également mis les pieds chez Kiehl's, la fameuse marque de soins qui est une tuerie à ce qu'il paraît, mais que je n'ai pas encore testée. J'ai regardé les produits, sans grande conviction, parce-que là encore, je n'avais pas d'idée précise de ce dont j'avais envie/besoin.
Non loin de là, j'ai eu le plaisir de trouver les boutiques de Make Up For Ever et de M.A.C. Là encore, j'en ai pris plein les yeux. Malheureusement, les vendeurs qui me sautent dessus pour me conseiller, ça me fait déguerpir (oui, je suis sauvage). Alors, même si j'ai vu des 100aines de rouges à lèvres, des milliers de fards à paupières, j'en passe et des meilleures, ben non, je n'ai rien acheté et je n'ai pas eu le coup de coeur. Tous ces produits glissaient sur moi telle la pluie sur mon parapluie.
Oui, j'ai fait ma blasée de la life. A tel point que je suis passée devant Bobbi Brown et The Body Shop sans même m'y arrêter et que j'ai simplement jeté un oeil à la boutique Lush, sans même songer y mettre un pied. Parce-que Paris, c'est bien, mais je pense qu'il faut le budget qui va avec.
Dans mon trou paumé, j'ai l'avantage de ne pas être tentée en permanence avec mon Marionnaud rikiki et mon Beauty Success qui fait 10 m². Pour ce qui est du reste, tout se passe par internet. Parce-que moi, quand j'achète, ce n'est pas sur un coup de tête (comme j'aurai pu le faire tout au long de ce weekend parisien). Tout est mûrement réfléchi : je mets dans mon panier, je cherche des codes promos, je retire des produits, je tergiverse, j'en rajoute, je refais le tour du site, je laisse la nuit me porter conseil et je passe commande le lendemain (ou pas).
Si j'avais fait cela au Sephora des Champs, je crois que j'y serais encore (les personnes étant avec moi m'ayant abandonnée par dépit entre le rayon Benefit et le rayon Urban Decay).
Toujours est-il que j'ai quand-même adoré Paris, que j'y ai passé de très bons moments (sauf celui ou un gros con gentil Monsieur m'a délicatement éjectée du métro d'un coup dans le dos parce-que je l'avais bousculé), surtout pour la bouffe et les petites boutiques de créatrices de bijoux. Pour le reste, je préfère largement mon shopping via le web, tranquille dans mon canapé, sans bruit, sans pollution, sans troupeau de nanas agglutinées devant 3 rouges à lèvres, sans vendeur métrosexuel qui fait flipper. A bon entendeur...










